RDC : l'UDPS saisit la justice contre les auteurs des violences se réclamant de la « Force du Progrès »
Le secrétaire général de l'UDPS a déposé une plainte auprès du Procureur général près la Cour de cassation contre les individus se réclamant de la Force du Progrès et impliqués dans des actes de violence. Le parti présidentiel affirme vouloir identifier les auteurs de ces dérives et se désolidariser de tout comportement contraire à la loi, dans un contexte de fortes tensions politiques en République démocratique du Congo.

L'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) a officiellement déposé une plainte auprès du Procureur général près la Cour de cassation contre toute personne se réclamant de la « Force du Progrès » et impliquée dans des actes de violence, de vandalisme ou de troubles à l'ordre public.
La démarche judiciaire, engagée à l'initiative du secrétaire général de l'UDPS, intervient dans un contexte de vives critiques visant cette structure, régulièrement accusée par des acteurs politiques, des organisations de la société civile et des responsables religieux d'être impliquée dans plusieurs incidents survenus récemment à Kinshasa.
Par l'intermédiaire de ses avocats, le parti présidentiel précise que la « Force du Progrès » est une structure rattachée à sa Ligue des jeunes, dont la mission est exclusivement consacrée à la mobilisation politique. L'UDPS affirme qu'elle ne dispose d'aucune prérogative sécuritaire et rejette toute responsabilité dans les actes commis par des individus utilisant abusivement cette appellation.
Cette plainte intervient après plusieurs épisodes ayant alimenté la polémique, notamment les violences signalées lors du sit-in de l'opposition du 12 juin à Kinshasa, mais également l'occupation du parvis de l'Archevêché de Kinshasa par des personnes se présentant comme membres de la « Force du Progrès ». Ces événements ont renforcé les accusations portées contre le mouvement et accentué la pression sur la direction de l'UDPS.
À travers cette action en justice, le parti dirigé par Augustin Kabuya entend se désolidariser des actes de violence commis en son nom et demande à la justice d'identifier et de poursuivre les auteurs. Selon l'UDPS, plusieurs personnes utiliseraient frauduleusement l'identité de la « Force du Progrès » pour mener des activités contraires à la loi, portant ainsi atteinte à l'image du parti.
Cette initiative judiciaire marque un tournant dans la communication de l'UDPS sur ce dossier sensible. Alors que les accusations se multiplient depuis plusieurs semaines, le parti affirme vouloir laisser la justice établir les responsabilités et sanctionner toute personne impliquée dans des actes répréhensibles, qu'elle soit ou non membre de ses structures officielles.
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