Diplomatie

RDC–ALLEMAGNE : UN ACCORD SIGNÉ AVEC LA FONDATION FRIEDRICH-EBERT EN MARGE D’UN DIALOGUE SUR LE LEADERSHIP FÉMININ

La RDC et la Fondation Friedrich-Ebert ont franchi une nouvelle étape dans leur coopération avec la signature d'un accord de siège à Kinshasa. La cérémonie s'est déroulée lors d'un dialogue consacré au leadership féminin et à la gouvernance, en présence de la Première ministre Judith Suminwa.

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La place des femmes dans la gouvernance et les décisions publiques était au centre d'une rencontre de haut niveau organisée ce jeudi 22 octobre 2026 à Kinshasa, en présence de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka. Initiée par la Ligue des femmes de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), en partenariat avec la Friedrich-Ebert-Stiftung (FES), cette rencontre a réuni plusieurs personnalités congolaises et allemandes autour des défis liés à la participation des femmes à la vie politique et institutionnelle. Parmi les participants figuraient la ministre d'État chargée des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, l'ambassadeur d'Allemagne en RDC, Alexander Fierley, ainsi que le représentant résident de la FES, Constantin Grund. Un accord de siège signé à Kinshasa L'un des principaux moments de cette rencontre a été la signature d'un accord de siège entre la République démocratique du Congo et la Friedrich-Ebert-Stiftung. Le document a été signé par Thérèse Kayikwamba Wagner et Constantin Grund, dans le cadre du renforcement des relations entre les deux parties. Cet accord marque une nouvelle étape dans l'encadrement institutionnel des activités de la fondation en RDC. La Friedrich-Ebert-Stiftung est une fondation politique allemande engagée notamment dans les domaines de la démocratie, du dialogue social et de la participation citoyenne. Les dispositions détaillées de l'accord, notamment les modalités administratives et les engagements respectifs des parties, n'ont pas été précisées dans la communication officielle. La participation des femmes au cœur des échanges Au cours du dialogue, Thérèse Kayikwamba Wagner a insisté sur la nécessité de renforcer la présence des femmes dans les institutions et les espaces où se prennent les décisions. Pour la cheffe de la diplomatie congolaise, leur participation ne doit pas se limiter à une représentation symbolique. Elle doit également se traduire par une réelle capacité à influencer les politiques publiques. La ministre a particulièrement mis en avant le rôle que peuvent jouer les femmes dans la diplomatie, la prévention des conflits et la représentation de la RDC sur la scène internationale. Elle a également salué le parcours de Judith Suminwa Tuluka, première femme à occuper la fonction de Première ministre en République démocratique du Congo. Trois priorités pour renforcer le leadership féminin Dans son intervention, Thérèse Kayikwamba Wagner a défendu trois orientations : améliorer la formation des femmes, favoriser leur participation effective aux décisions et encourager une culture politique fondée sur l'égalité des chances. Ces priorités répondent à un enjeu important : permettre à davantage de femmes d'accéder aux responsabilités et de contribuer directement aux grandes orientations du pays. La ministre a également évoqué l'engagement du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo en faveur de la masculinité positive, une approche qui encourage notamment l'implication des hommes dans la promotion de l'égalité entre les femmes et les hommes. De la représentation à une participation réelle La nomination de Judith Suminwa à la tête du gouvernement constitue une étape importante dans l'histoire politique congolaise. Mais au-delà de cette avancée, la question de la participation des femmes reste posée à différents niveaux de responsabilité, tant dans les institutions nationales que dans les structures politiques et administratives. La formation, l'accès aux responsabilités et la possibilité de participer réellement aux décisions demeurent des enjeux essentiels. Le dialogue organisé à Kinshasa a ainsi permis de rappeler que la promotion du leadership féminin ne repose pas uniquement sur les nominations, mais aussi sur les conditions permettant aux femmes d'exercer pleinement leurs fonctions. Une coopération tournée vers la gouvernance En réunissant des responsables politiques, des diplomates et des représentants de la coopération allemande, cette rencontre a également mis en évidence l'intérêt du dialogue entre institutions et partenaires internationaux sur les questions de gouvernance. La signature de l'accord de siège avec la Friedrich-Ebert-Stiftung constitue une avancée institutionnelle distincte des engagements évoqués pendant le panel. Reste désormais à voir comment les orientations défendues lors de cette rencontre pourront se traduire en initiatives concrètes, notamment pour la formation et la participation des femmes aux décisions publiques. Pour la RDC, l'enjeu est de faire du leadership féminin une réalité durable, au-delà des déclarations et des rencontres officielles. Source : Communication officielle du ministère des Affaires étrangères de la RDC, 22 octobre 2026.

Portrait de Rédaction Mboka Média

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La rédaction de Mboka Media couvre l’actualité de la RDC, de l’Afrique et de ses diasporas.

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